Frère Henri NAMUR

h-namurOriginaire d’un petit village dans le vignoble champenois, je suis fils de viticulteurs. Je suis arrivé fin septembre 2016 à la communauté de Brive. J’arrive de Paris où  j’ai vécu pendant dix-sept ans. Ce temps long s’explique en raison des missions auxquelles j’ai été appelé en tant que « Gardien » (responsable) du Couvent de Paris puis Ministre Provincial.

Au terme de ces deux services j’ai passé une année sabbatique chez les frères en Angleterre (Londres et Canterburry). A mon retour je fus nommé à nouveau au Couvent de Paris pour assurer des accompagnements spirituels, animer des  groupes de lecture en Christologie franciscaine, donner des conférences auprès des laïcs et des religieuses, animer des fraternités séculières et participer aux aumôneries des prisons de la Santé et de Fresnes.

Je suis profondément habité par ce que le petit frère François d’Assise a développé en moi au fil de mon engagement dans la forme de vie franciscaine, à savoir la proximité fraternelle avec les gens et toutes les créatures qu’elle soient, comme le dit frère François, « animées ou inanimées »… C’est là pour moi  come une rencontre « sacramentelle» du Christ…

Ma découverte tardive, mais heureuse, des théologiens franciscains fait de moi, non un spécialiste mais un « amateur », c’est-à-dire quelqu’un qui aime cette façon franciscaine de comprendre, d’exprimer et de vivre le Créateur et sa Création et donc ses créatures … C’est tout cela, et notamment l’expérience de la prière de Saint Bonaventure, que je me suis proposé de partager tout au long de cette année avec les personnes qui fréquentent les rencontres du jeudi ici à Saint Antoine.

Arrivé maintenant depuis trois semaines, je ressens un bonheur intérieur né de l’expérience d’une réelle proximité et complémentarité avec les six frères avec qui je partage une même mission, de la rencontre des gens bienveillants, proches et si serviables, de l’immersion dans une région qui est belle et qui m’offre, dans cette beauté, l’occasion de marches qui me sont nécessaires (médicalement parlant) tout en me ressourçant si bien intérieurement…

A soixante et onze ans je me sens comme un frère qui a tout à découvrir et qui a le bonheur de pouvoir laisser résonner en lui l’interpellation de frère François à ses frères : « frères, commençons, jusqu’ici nous n’avons rien fait…! »…et Dieu sait combien il y a à faire, ici, à Saint-Antoine !

Fr Henri

16 octobre 2016

vous pouvez m’écrire sur : henri.namur51@gmail.com